Notre Dame de la Sentinelle (commune de Saint-Jean-du-Bruel)

Située dans la vallée de la Dourbie, à 700 mètres d’altitude, Notre Dame de la Sentinelle avec son petit oratoire veille maternellement sur le village de Saint-Jean-du-Bruel depuis plus de 60 ans. C’est à l’initiative d’une dame de la paroisse qui portait une dévotion particulière à Notre Dame que fut érigé au sommet de la sentinelle ce lieu de culte, à l’occasion du centenaire des apparitions de Lourdes.

D’où vient ce nom de Sentinelle ? Sous la Révolution, on rebaptisa le village de Saint-Jean-du-Bruel par  « La Sentinelle » (vocable dû à son poste de vigilance aux confins des anciennes provinces avant qu’il ne reprenne son nom sous le Premier Empire).

Réaliser ce projet demandait certaines ressources. Le père Alran fit appel aux dons, et de nombreux Saint-Jeantais mirent la main à la poche et donnèrent de leur temps. Des pierres calcaires furent extraites d’une carrière située sur la route de Trêves, au-delà de la pierre plantée, par des bénévoles.

La famille Masson, de la Rougerie, propriétaire du terrain sur lequel devait être érigée la statue, donna son accord sans difficulté. La statue, comme le rappelle « Midi Libre » dans son édition du 13 décembre 2010, fut commandée à une entreprise spécialisée et réalisée en « terre de fer ». La construction du piédestal et de la petite chapelle fut confiée à deux entreprises locales. L’édifice fut inauguré en 1958.

En 2010.

Depuis, de nombreux ex-voto gravés sur des bouts d’ardoises prouvent que le site est devenu un lieu de pèlerinage. Malgré une restauration récente, le dos de la statue exposé au Nord a subi les caprices des hivers rigoureux et a perdu un peu de son bleu immaculé.

Marc Parguel