Millau. « Nous voulons des coquelicots » rassemble plus de 100 personnes

Vendredi 1er février à 18h30, plus de 130 personnes se sont rassemblées devant la mairie de Millau suite à l’appel national « Nous voulons des coquelicots ».

C’est la première fois que des militants millavois faisaient suite à cet appel, relayé localement par la Fédération des Grands Causses.

(Photo : © Gérard Rouquette)

Un appel qui a été lancé par le journaliste Fabrice Nicolino à Charlie Hebdo et le mouvement « Générations futures », en faveur de l’interdiction de tous les pesticides de synthèse.

L’appel

« Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant. Ils sont dans l’eau de pluie, dans la rosée du matin, dans le nectar des fleurs et l’estomac des abeilles, dans le cordon ombilical des nouveau-nés, dans le nid des oiseaux, dans le lait des mères, dans les pommes et les cerises. Les pesticides sont une tragédie pour la santé. Ils provoquent des cancers, des maladies de Parkinson, des troubles psychomoteurs chez les enfants, des infertilités, des malformations à la naissance. L’exposition aux pesticides est sous-estimée par un système devenu fou, qui a choisi la fuite en avant. Quand un pesticide est interdit, dix autres prennent sa place. Il y en a des milliers. Nous ne reconnaissons plus notre pays. La nature y est défigurée. Le tiers des oiseaux ont disparu en quinze ans ; la moitié des papillons en vingt ans ; les abeilles et les pollinisateurs meurent par milliards ; les grenouilles et les sauterelles semblent comme évanouies ; les fleurs sauvages deviennent rares. Ce monde qui s’efface est le nôtre et chaque couleur qui succombe, chaque lumière qui s’éteint est une douleur définitive. Rendez-nous nos coquelicots ! Rendez-nous la beauté du monde !
Non, nous ne voulons plus. À aucun prix. Nous exigeons protection.
Nous exigeons de nos gouvernants l’interdiction de tous les pesticides de synthèse en France. Assez de discours, des actes. »

Près de 500.000 signatures ont déjà été recueillies. L’objectif étant d’atteindre les 5 millions pour octobre 2020.

PLUS DE PHOTOS SUR LE GROUPE « MILLAVOIS »


Les rendez-vous ont lieu tous les premiers vendredi du mois dans de nombreuses villes françaises, dont Millau, Nant ou Saint-Affrique.

(Photo : © Gérard Rouquette)
(Photo : © Gérard Rouquette)
(Photo : © Gérard Rouquette)