Ils n’iront ni à Bourges ni à Paris. A l’occasion de l’acte 9 de la mobilisation, les gilets jaunes de Millau – qui ont entamé hier l’écriture de leur constitution citoyenne –, appellent à un rassemblement populaire, samedi 12 janvier à 10h au rond-point de Saint-Germain avant d’effectuer une « marche symbolique sur le viaduc ».

La cabane de Saint-Germain en sursis

Alors qu’un ultimatum avait déjà été fixé par les autorités le 17 décembre dernier, la cabane de Saint-Germain est toujours en place. Même si depuis ces derniers jours, plusieurs faits laissent à penser que les forces de l’ordre vont passer à l’action.

Mardi 8 janvier, les gendarmes sont passés au QG des gilets jaunes pour les avertir officiellement qu’ils devaient démonter le cabanon. Si les intéressés pensent qu’il s’agit d’un « coup de bluff », la Préfecture n’ayant selon eux pas signé d’arrêté pour les déloger, la tension est palpable.

« S’ils viennent, on ne pourra rien faire »

Ce matin, plusieurs fourgons de police (gendarmes mobiles, PSIG, renseignements…) sont venus à l’Amassada, menaçant d’expulser les occupants présents sur place.

L’alerte a vite été relayée sur les réseaux sociaux, et les gilets jaunes de Millau s’attendent à ce que les autorités fassent d’une pierre deux coups. « S’ils viennent, on essaiera de faire jouer notre droit à manifester librement, assure Joe, un gilet jaune millavois. Après, s’ils veulent vraiment nous déloger, on ne pourra rien faire… »

Les forces de l’ordre sont reparties de l’Amassada sans rien faire. Mais à Saint-Victor comme à Millau, on sait que les installations sont en sursis.