Légendes du pays : La bergère de Nîmes-le-Vieux

André Marius Arnal nous raconte cette semaine dans sa chronique « Légendes du Pays » l’histoire de la bergère de Nîmes-le-Vieux, chaos ruiniformes situé sur le Causse Méjean entre Florac et Meyrueis, à 3 km à partir du col de Perjuret.

(Photo : © Office du tourisme des Gorges du Tarn)

Il était une fois une bergère qui gardait ses moutons sur le causse. Un orage effrayant se déchaîne. Les éclairs et le tonnerre se confondent.

Les cheveux de la belle se dressent sur sa tête à cause de l’électricité. La pauvre raconte qu’elle vendrait son âme au diable pour échapper au cauchemar.

Aussitôt, dans un éclair plus aveuglant que les autres, et accompagné d’une répugnante odeur de soufre, le démon se présente.

La bergère est rusée. Elle déclare à Satan que, si elle garde la vie sauve, elle lui donnera « ce qu’il y a de plus blanc sur le causse ».

Le diable se frotte les mains : que peut-il exister de plus blanc qu’une âme innocente ? Or, la belle n’est pas si pure…

Elle a de mauvaises pensées, peut-être les met-elle en pratique !

Ce qu’il y a de plus immaculé, ce n’est nullement son âme, mais la laine de ses moutons !
Ivre de rage, le démon disparait dans un gouffre.

Au passage il métamorphose les bêtes en un troupeau de cailloux calcaires que vous pouvez voir en vous promenant à Nîmes-le-Vieux.

André Arnal