Millau. « Les pensées éphémères », avec Geneviève Brun

« Les pensées éphémères », organisées par la Cie Création Ephémère, c’est un rendez-vous convivial à La Fabrick au cours duquel le public est invité à venir découvrir et partager les écrits d’un auteur. Ce deuxième volet, vendredi 7 décembre à 19h, sera consacré à la femme de théâtre Geneviève Brun, en présence de l’auteure.

Geneviève Brun en quelques mots…

« Je suis née le 28 octobre 1944, dans le Tarn. Enfance heureuse dans une famille modeste, entre les villes (Paris, Toulouse, Albi) et la campagne originelle où se sont enracinés l’amour de la nature, la curiosité et le respect de toute vie. L’occitan et le français croisaient leurs musiques : à 10 ans, je jouais du violon et j’écrivais des poèmes. « Je n’ai jamais cessé d’écrire : poésies, récits, nouvelles, scénario pour marionnettes, livres d’artistes, articles sur cinéma, théâtre, danse, musique… ».

Etudes classiques (Allemand, Latin, Grec) au Collège d’Albi. Après le Bac, à Toulouse, études universitaires en Lettres classiques, vite interrompues par la nécessité de gagner ma vie… Mais il y a eu aussi la rencontre avec Maurice Sarazin, metteur en scène et comédien : le théâtre entrait dans ma vie et n’en sortira plus !

Durant 5 ans, éducatrice au Lycée Spécialisé de Ramonville, pour handicapés physiques. J’apprends avec ces adolescent(e)s confronté(e)s aux regards, les désespoirs repoussés par le courage et le sens de l’humour… et l’apprivoisement de ma propre différence. Parallèlement, préparation par correspondance au concours pour l’Enseignement en Collèges Techniques, réussi en 68. Après un an de formation à Toulouse, nommée à Millau, où j’ai enseigné (avec passion !) le Français et l’Histoire en LP. Et ouvert l’option Cinéma au Lycée… jusqu’à la retraite.

Pendant 18 ans, je passais mes week-ends à Paris. Concerts, expositions, cinéma… Le Théâtre y avait une place essentielle : à Gennevilliers, en 1985, le dialogue avec Bernard Sobel, qui suivit un spectacle controversé, l’amena à me proposer une libre collaboration à la revue « Théâtre/Public ». Longtemps alimentée par Paris, elle s’ouvrit à la province avec « Aveyron : Chroniques Provinciales » jusqu’en 2015.

A Millau, je partage toujours la passion du théâtre et l’ouverture à la différence avec la Cie Création Ephémère, dans laquelle excellent aussi les comédiens, dits handicapés mentaux. Elle est ma seconde famille. Sa collaboration avec les auteurs contemporains est passionnante.

A Avignon, la rencontre avec Tilémachos Moudatsakis, metteur en scène incomparable des corps et des voix, révèle une tout autre dimension des tragiques Grecs. Il m’invite à sonder avec lui les textes, sens et traduction. Mes dialogues avec Euripide sur la Démocratie, le Pouvoir, la Femme… participent à mes engagements citoyens, à la fraternité au-delà des frontières.

J’écris toujours : depuis mes dix ans, je n’ai jamais cessé d’écrire. La vraie vie est celle qu’on écrit avant de l’avoir vécue. »

Tout public. Entrée libre. La Fabrick, 9 rue de la Saunerie à Millau.