Millau : L’Espace Métiers d’Art expose les arts de la table

Jusqu’au 24 novembre à l’Espace Métiers d’Art (10, rue de la Capelle), l’association Millau Arts et Savoir Faire propose une exposition/vente dédiée aux arts de la table. Une variété d’objets du quotidien (verre, céramique, bois, cuivre, textile…) qui vous permettra d’habiller votre table avec originalité.

En plus de 7 artisans Millau Arts et Savoir Faire, 6 autres, ne faisant pas partie de l’association, ont répondu à l’invitation.

Elisa Tabet (Sauve, 30), céramiste. « Je glane mes trouvailles organiques au grès de mes escapades et de plus en plus souvent j’en reçois en offrande. Au départ ce sont des aplats de porcelaine ornés de paysages intérieurs tout blancs. Puis ils deviennent volumes, formes contenantes, « Art de la table », prêts à participer aux festins de quotidien : bols, vases, pichets, théière, tasses, sous-plat… »

Gisèle Garric-Couderc (Rignac), palissiste. Ses créations de trompe-l’œil font référence à une tradition faïencière ancienne inspirée du 18e siècle. « Mes faïences s’inspirent à la fois de la nature avec la représentation de plantes et animaux (amphibiens, reptiles) qui peuplent les ruisseaux… et pour la tradition palissiste. Au fil du temps, mon répertoire s’est étendu… Différents fruits et légumes en relief ornent les plats et vases dont les formes rappellent souvent la renaissance et le 18e siècle. Des terrines comme les têtes de sanglier sont venues récemment compléter ce bestiaire ! »

Jean-Paul Bastien (Jussac, 15), dinandier. Un artisan créateur de cuivre et d’étain d’art comme il en reste peu… Ses créations sont toujours réalisées dans le respect des traditions ancestrales.

Pierrot Doremus (Vannes-le-Chatel, 54), souffleur de verre. Pour cette exposition, Pierrot a utilisé la technique du filigrane Origine Murano (Venise Italie) Renaissance 15e siècle. « J’aime beaucoup la technique du filigrane appliquée à l’art de la table. Elle est originale, raffinée et complexe. Cela consiste dans un premier temps à étirer une masse de verre incolore avec la couleur à l’intérieur sur 8 à 10 mètres. Une fois refroidie, la baguette de verre est débitée en plus petites sections de 15 cm. Un stock de baguettes de couleur différente est ainsi constitué, ce qui me permet de composer un décor de 15 à 20 baguettes : elles sont alignées, puis chauffées dans un four à 1100°C. Une fois ramollies et collées ensemble, je les enroule autour de ma canne, les vrille, pour obtenir un effet de spirale, puis je souffle pour donner la forme. Les gobelets sont ainsi ouverts à chaud et soufflés à main levée, sans aucun moule. »

Elvie (Joncels, 34), sculpteur sur verre. « Mes sources d’inspiration sont multiples, les arts primitifs comme les stèles, la nature avec ses formes en pierre, bois, les traces du passé m’inspirent la création de mes pièces comme des trouvailles, glaner pendant une randonnée. Je mélange le sable rouge avec la pâte de verre, j’utilise les racines des arbres, ainsi que divers éléments récoltés dans la forêt. Mes sculptures se caractérisent par leur forme brute et non polie, j’aime qu’ils prennent des formes organiques, authentiques, une alliance entre le verre choisi, le (type de) moule et le chauffage du four. »

Sylvie Lassoued (Millau), encadrement. L’encadrement est un artisanat de tradition qui demande rigueur, respect et créativité. Rigueur, car la précision des gestes et des mesures est une exigence. Respect, celui de l’œuvre avant tout. Créativité, c’est là que s’exprime la personnalité de l’encadreur.