Alerte : Le retour de la Pyrale du buis à Millau

Les papillons de la Pyrale du buis sont à l’œuvre. Il est difficile d’échapper à leur vol notamment dans les quartiers à l'ouest de Millau. Les femelles ont quinze jours pour pondre jusqu'à 1200 œufs. C'est le moment de surveiller à nouveau vos buis et de mettre en œuvre quelques moyens de lutte à faible budget.

Le prélèvement manuel

Si vous possédez quelques buis de petite taille, il n’est pas nécessaire d’employer de grands moyens. La chenille de la pyrale du buis n’est pas urticante. Le prélèvement manuel des chenilles plusieurs fois par semaine pendant leur cycle de quatre semaines reste la méthode la plus douce et sans risques pour protéger vos buis.

Installation d’un nichoir à mésange

Facile à installer, cet aménagement a pour but de fidéliser ce passereau aux abords de votre habitation. Il est à ce jour, le seul prédateur connu de la pyrale du buis. Friande de ses chenilles à tous les stades larvaires, la mésange est, pour l’heure, le seul allié connu en attendant que les milieux s’adaptent.

Installation d’un abri pour chauves-souris

Les chauves-souris sont un excellent allié pour décimer les populations de papillons. Insectivores et chasseuses nocturnes, elles se nourrissent donc de tous les insectes que les oiseaux n’ont pas attrapés durant la journée. Elles peuvent donc capturer des papillons nocturnes responsables de la pyrale du buis, mais aussi de la processionnaire du pin et autres ravageurs. Elles sont aussi très friandes de moustiques.

(Photo : Wikipedia)

Traitement au bacille de Thuringe

Le Bacillus thuringiensis, ou Bt, est une bactérie biologique naturellement présente dans le sol, l’eau, l’air et sur le feuillage des plantes.
Ce traitement est vendu dans toutes les jardineries. Après dilution dans de l’eau, la solution doit être vaporisée sur l’ensemble du feuillage de la plante à traiter en veillant à bien couvrir toutes les parties aériennes (feuilles et tiges). Il est généralement conseillé de renouveler le traitement 8 à 10 jours plus tard (afin d’éliminer les larves issues d’une nouvelle éclosion), plusieurs fois si nécessaire. Pour protéger les abeilles et les pollinisateurs en général, il faut que ces insectes ne soient pas en contact avec le produit à l’état liquide, il faut donc traiter le soir lorsque ces insectes sont au repos. Dans ces conditions, les abeilles qui ne mangent pas les plantes ne seront pas inquiétées.

Piège à phéromones

En vente dans toutes les jardineries, le piège et le traitement par les phéromones est une solution totalement naturelle pour traiter ce ravageur.
Le principe est d’utiliser les substances volatiles émises par l’insecte femelle pour avoir une action d’attraction sexuelle sur le mâle. Attiré, l’insecte mâle est piégé et éliminé.

(Photo : © Didier Caldara – Groupe Facebook « Millavois »)

Comment la reconnaître ?

La pyrale du buis est un papillon reconnaissable à ses ailes blanches bordées de marron, qui se laisse attirer par la lumière et qui diffère des autres papillons nocturnes présents en France par son reflet doré.

Les chauves-souris, les hirondelles et mésanges. Ces trois espèces sont en effet de grands prédateurs pour plusieurs insectes invasifs, comme la pyrale du buis et la chenille processionnaire, mais aussi et surtout le moustique : la pipistrelle peut en ingurgiter plusieurs milliers par nuit et de leur côté, les hirondelles et les mésanges s’attaquent au moustique tigre qui sévit la journée. Plutôt utile quand on sait que celui-ci, loin de disparaître, se propage en France depuis 2004. 9 départements sont en « vigilance orange » et 42 autres en vigilance «Rouge». Parmi eux: l’Aveyron.

Papillon censé être nocturne, sa présence massive en plein jour semble être un des premiers signaux de mutation de l’espèce.

Introduites en France en 2008, ces chenilles représentent une réelle menace pour le buis, car elles se nourrissent de ses feuilles jusqu’à l’assèchement.

On reconnaît les chenilles à sa couleur vert clair, ornée de stries longitudinales vertes foncées, incrustées de verrues noires.

Durant l’hiver, des cocons de feuilles et de soie dans les buis hébergent les jeunes chenilles et chrysalides. Elles en sortent vers mars et commencent leur grignotage. Une fois devenues adultes en juin, la période de fécondation commence, les œufs sont pondus sous les feuilles. Durant l’été, les larves grignotent elles aussi et les pontes se succèdent ainsi jusqu’en hiver, détruisant les buis de plus en plus.


Bon à savoir

Les chauves-souris, les hirondelles et mésanges. Ces trois espèces sont en effet de grands prédateurs pour plusieurs insectes invasifs, comme la pyrale du buis et la chenille processionnaire, mais aussi et surtout le moustique : la pipistrelle peut en ingurgiter plusieurs milliers par nuit et de leur côté, les hirondelles et les mésanges s’attaquent au moustique tigre qui sévit la journée. Plutôt utile quand on sait que celui-ci, loin de disparaître, se propage en France depuis 2004. 9 départements sont en « vigilance orange » et 42 autres en vigilance «Rouge». Parmi eux: l’Aveyron.

(Photo : © Dominique Caussignac – Groupe Facebook « Millavois »)