Millau adhère à l’Association des villes pour la propreté urbaine

Magali Ordas, présidente de l'Association des Villes pour la propreté Urbaine, et Christophe Saint-Pierre, maire de Millau.

La délibération était passée au conseil municipal au mois de février. C’est désormais officiel. Millau vient d’adhérer à l’Association des Villes pour la Propreté Urbaine (AVPU).

C’est cet après-midi en mairie de Millau que Christophe Saint-Pierre a signé le document, en présence de Magali Ordas, adjointe déléguée à l’environnement à la mairie de Versailles, et par ailleurs présidente de l’AVPU.

« C’est un moment important, car la propreté en ville est un sujet sensible », a souligné le maire de Millau, conscient que « la population n’a pas toujours le ressenti que les collectivités sont de bonne foi quand elles disent qu’elles font tout ce qui est en leur pouvoir à ce sujet ».

« Il va y avoir une tolérance 0 à partir du mois de juin en ce qui concerne l’affichage sauvage »

Concrètement, Millau adhère, pour une somme d’environ 700 euros par an, à un réseau de 125 collectivités (comprenant des villes comme Paris, Liège, Bruxelles, Genève, Rennes, Metz…) qui mettent en commun leurs méthodes pour combattre les incivilités.

On pense bien sûr aux déjections canines, mais pas que ! Papiers, débris de verre, mégots, dépôts sauvages, ordures ménagères, feuilles non ramassées, tags, affichage sauvage, auto-collants, déchets organiques… Toutes les expériences sont mises en commun au sein de l’association, afin que chacune des villes adhérentes apprenne des autres.

Et les retours d’expériences doivent être appliqués au travers d’une grille appelée « grille des Indicateurs Objectifs de Propretés » (IOP), mise en place par les agents de la mairie, qui permettra de faire un état des lieux entre les services techniques et les élus.

Si cette grille va être opérationnelle d’ici l’été, Christophe Saint-Pierre annonce déjà une première application concrète : « Il va y avoir une tolérance 0 à partir du mois de juin en ce qui concerne l’affichage sauvage », prévient-il. Une autre piste de travail avancée cet après-midi : « les points de fixations » que sont devenus certains containers semi-enterrés. « Ce ne sont en aucun cas des mini déchèteries en ville », rappelle le premier édile.

Millau vient d’obtenir cet après-midi sa première étoile en adhérent à l’association. Les trois prochaines seront validées (ou pas) en interne, après application minutieuse de l’IOP. La cinquième, si elle arrive, sera validée par un jury indépendant.