Pour rétablir la vérité sur la validation du permis de chasser à 200 euros

Dans un contexte médiatique actuel très particulier, certains médias nationaux ont pris le parti d’utiliser la chasse pour tenter de déstabiliser un peu plus le pouvoir en place. Il est inacceptable, alors que nous nous abstenons de faire de la politique politicienne, que l’on soit à notre corps défendant, mêlés à cette entreprise !

La baisse du permis national de 400 à 200 €, n’est qu’une des composantes de la réforme qu’a souhaité engager le Président Willy Schraen dès son élection à la tête de la Fédération nationale. Contrairement à ce que vous pouvez lire ou entendre çà et là, cela ne reste qu’un vœu pieux, car rien n’est fait à ce jour. Cette réforme doit faire l’objet de négociations dans les semaines et les mois à venir pour se conclure, nous l’espérons, par son inscription dans la loi de finances de l’automne 2018 ce qui autoriserait une application lors de la saison 2019 – 2020 et donc une mise place à partir du 1er juillet 2019 au mieux. Contrairement à ce que vous pouvez lire ou entendre, il n’est en aucunement question d’une validation du permis national à 200 € dès cette année !

Le 15 février 2018, le Chef de l’état a seulement donné son feu vert pour que l’on engage cette réforme lors de l’audience qu’il a accordée au président de la fédération nationale des Chasseurs. Il respecte ainsi la parole donnée lors de notre congrès du 14 mars 2017, alors qu’il n’était que candidat. Force est de constater que pour une fois les actes suivent les discours.

Parler de cadeau comme le titre certains médias est une honte et traduit une méconnaissance du financement de notre activité chasse, et surtout la volonté de nous nuire !

Si demain la validation du permis national passe de 400 à 200 €, le contribuable français ne sera pas lésé, car cet argent est tout simplement celui des chasseurs. Contrairement à ce que certains colportent et c’est bon de le rappeler, nous ne sommes pas, comme la plupart de nos détracteurs sous perfusion permanente de fonds public pour continuer à exister.

Avec l’argent des permis nationaux des chasseurs, l’argent des permis départementaux des chasseurs, ce sont chaque année :

  • 73 millions d’euros qui sont versés pour la police de la chasse, l’ONCFS,
  • 50 millions d’euros qui sont versés pour les dégâts de gibier et qui vont aux agriculteurs,
  • 80 millions pour la gestion cynégétique par les fédérations
  • 40 millions pour la gestion environnementale des territoires.

Ce sont 7 milliards de flux financiers par an qui contribuent au maintien de la biodiversité, à l’économie de nos territoires ruraux, à l’emploi en milieu rural, au maintien de l’activité économique dans nos territoires les plus éloignés, à la sauvegarde du lien social dans nombre de nos villages et c’est un réseau de passionnés qui consacre 75 millions d’heures de bénévolat chaque année pour l’aménagement de nos territoires.

Nous pouvons donc penser qu’avoir un accès moins onéreux à un permis national est légitime, n’en déplaise à certains.

Jean-Pierre Authier
Président de la Fédération départementale des chasseurs de l’Aveyron