On s’en souvient, le maire Christophe Saint-Pierre a présenté dans son plan de mandat le projet d’aménagement des berges et la déqualification du secteur des quais le long de la rivière Tarn.

Si les deux premières tranches de ce projet sont d’ores et déjà finalisées (requalification de la RD 809 en boulevard urbain en 2016, et aménagement de la plage du Gourg de Bades en 2017), le Conseil municipal devait de prononcer jeudi soir sur la demande de subventions pour la dernière phase de ces travaux de grande ampleur : celle de l’aménagement de la partie située entre le quai de la Tannerie et le pont du Larzac.

Un avant-projet a déjà été présenté par le bureau d’architectes Traverse. Selon Claude Condomines, le conseiller municipal délégué aux travaux, qui présentait cette délibération jeudi soir, cette déqualification des espaces le long du Tarn « offrira des caractéristiques esthétiques et environnementales importantes avec la création d’esplanades conviviales dédiées aux cheminements doux. La création de gradins permettant l’accès facilité au bord de la rivière sera un élément essentiel du projet assurant l’objectif de créer un lien direct avec le Tarn. Des jeux d’enfants, du mobilier urbain de qualité, des arbres et de la végétation assureront un confort et une zone préservée dédiée aux piétons. »

Le secteur de la place Bompaire sera également réaménagé afin de lui redonner un caractère urbain et de créer une allée vers le Tarn. Trois alignements d’arbres seront plantés dans lesquels s’intégreront une voirie, une esplanade piétonne et une contre-allée.

 

Un projet d’un coût total estimé à 3,8 millions d’euros, qui verrait le jour à l’horizon 2019. Si le Conseil municipal a donné un avis favorable, 6 élus de l’opposition se sont abstenus. « On part un peu à l’aventure dans ce projet », a notamment estimé Michel Durand (PS), qui souhaiterait attendre la fin du tour de table des subventions avant d’entreprendre quoi que ce soit. « Ne mettez pas la charrue avant les bœufs ! Les travaux doivent commencer mi-avril, et on part sans un kopeck. Les Millavois risquent de devoir payer la différence… »

Michel Durand a aussi tenu a « apporter quelques bémols » sur l’architecture du projet, estimant notamment que les riverains n’avaient pas été suffisamment concertés. « Il n’y aurait pas toutes ces personnes ce soir si la concertation avait été bien faite ».

« Une concertation ne veut pas dire qu’on ait 100% de réussite et d’adhésion », lui a rétorqué le maire Christophe Saint-Pierre, en faisant valoir devant une assistance composée principalement de riverains mécontents que, suite aux « 18 réunions de concertation avec les riverains et les associations » des modifications ont déjà été apportées au projet. Et de prendre pour exemple les « 107 arbres supplémentaires qui seront plantés », et « les places de stationnement qui seront maintenues place Bompaire ».