Aujourd’hui encore, le facteur risque de ne pas passer…. Depuis hier, à l’appel des quatre syndicats de La Poste (Sud, CGT, CFDT et FO), les postiers de Millau ont débrayé en solidarité avec leurs collègues de Réquista, eux-mêmes en grève depuis le 29 janvier.

« On nous promet une réorganisation du travail que l’on refuse en bloc. On proteste contre des suppressions d’emploi, une dégradation des conditions de travail avec des modifications d’horaires, une détérioration du service public », avertit Alexandre Ouallet (Sud) avant d’ajouter « qu’on demande aussi la suppression de la pause méridienne ».

Avec cette nouvelle organisation, « une lettre postée aujourd’hui à Réquista ne partira que demain », affirme son collègue gréviste Patrick Conquand (CGT). « Réquista est un laboratoire aveyronnais, et cette nouvelle organisation va se généraliser, puisque ce sont des consignes nationales. Ils se sont dit « A Réquista ça va passer, c’est un petit bureau pas très rebelle ». C’est exactement l’inverse, ça met le feu aux poudres ». Depuis le 29 janvier, 19 bureaux aveyronnais ont rejoint le mouvement.

Une médiation, menée par le Sous-préfet de Millau, est en cours dans les locaux de la sous-préfecture, avec un représentant du personnel et un inspecteur du travail. A suivre…