Hier en fin de journée, une marche exploratoire était organisée dans les rues du vieux Millau, dans le cadre du CLSPDR (Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance et de la radicalisation) et des actions menées par le groupe de travail « Tranquillité publique » de la mairie.

L’intersection de la rue du Mandarous et de la rue des Fasquets était auparavant « un point d’échanges louches », note Christophe Saint-Pierre. « Depuis l’installation des caméras de surveillance, les commerçants nous disent qu’il n’y a plus de problèmes ». Et le policier municipal de préciser que la caméra installée sur la place du Mandarous est capable de voir une personne en gros plan à cet endroit, et de l’autre côté, de lire une plaque d’immatriculation devant la sous-préfecture…

Une sorte d’expédition menée par le maire de Millau, Christophe Saint-Pierre. « C’est la deuxième marche exploratoire que l’on fait depuis le début du mandat, explique le premier édile. Le but est de réaliser un diagnostic initial, en marchant avec les services concernés, pour voir les problèmes signalés par le service Vie des quartiers et par la police municipale. On note ce qui est en cours de traitement, et ce qui n’est pas encore traité. »

« Ce bac à fleur sert principalement de cendrier », remarque Christophe Saint-Pierre, qui, au cours de la première moitié de cette marche exploratoire, n’aura noté la présence sur le parcours que d’une seule déjection canine…

Une première marche avait en effet eu lieu en présence des acteurs sociaux de la ville, et avait permis de faire remonter des problèmes de voisinage et d’insécurité. La marche d’hier était plutôt censée « régler des problèmes techniques qui relèvent de notre compétence », souligne Claude Assier, le Premier adjoint.

La placette de l’ilot des Cuirs pose problème aux services municipaux. Outre un revêtement à refaire, on note des regroupements de jeunes sur cette « place confidentielle », signalés par l’office HLM. Ici, il n’y a pas (encore) de caméras. « On s’interroge sur la possibilité de « privatiser » cet endroit, souligne le maire, c’est à dire réserver l’espace aux seuls riverains ».

Ici un trottoir qui n’a pas de bateau, là une plaque de regard absente, l’état du revêtement de cette placette qui est à refaire, ou encore cet immeuble qui va bientôt être détruit dans le cadre de l’ORI (Opération de restauration immobilière).

La placette André Delon connait la même désaffection que l’ilot des Cuirs. Les Millavois ne s’y aventurent pas, et les riverains n’investissent pas les lieux, puisqu’ils sont publics…

Un état des lieux mené tambour battant, mais qui aura au moins pour mérite de mettre en lumière des quartiers entiers qui en manquent parfois cruellement…