« Ton Linky Enedis, si tu savais, ton Linky où on se le met ! » C’est en chantant des slogans qui ont déjà fait leur preuve qu’environ 200 personnes se sont réunies sur le Mandarous, en début d’après-midi, pour manifester leur opposition contre l’implantation des compteurs de type « Linky ». Malgré l’arrêté du maire de Millau signé le 1er février réglementant cette implantation.

Un arrêté qui impose à Enedis ou ses sous-traitants de communiquer à la commune le planning des interventions programmées, un exemplaire de la plaquette d’information explicative sur les droits des personnes, les études d’impact sur la vie privée réalisées avant le déploiement des compteurs sur la commune. Enedis est en outre tenu d’organiser des réunions d’information et communiquer dans la presse.

Mais l’arrêté va plus loin puisque la commune demande à Enedis de communiquer la méthodologie pour qu’un refus de pose du compteur soit pris en compte, et les conséquences auxquelles s’exposent les citoyens refusant la pose du compteur.

En manifestant cet après-midi, le collectif Anti Linky de Millau entend rappeler qu’il n’y a aucune conséquence à attendre après avoir refusé l’installation du compteur Linky. « Enedis ment », ont affiché les manifestants sur un panneau accroché au portail de la mairie. « Aucune sanction n’est prévue par la loi ». Ni amende, ni pénalité… Et de rappeler que « Refuser, c’est un droit ».

A noter qu’une conférence-débat aura lieu le vendredi 9 février à 20h30 à La Chapelle du Créa, avec Stéphane Homme, initiateur du mouvement Stop Linky, et conseiller municipal de Saint-Macaire en Gironde, première commune à prendre position contre le compteur Linky.